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comme un frisson assoupi

Micro Onde, centre d’art de l’Onde, Vélizy Villacoublay

Comme un frisson assoupi

Karine Bonneval 
Julie C.Fortier

galerie et 
rue traversante du 27 janvier 
au 24 mars 2018

Ouvert aux dialogues avec de nouveaux champs de connaissances, le travail de Karine Bonneval et Julie C. Fortier s’appuie sur les ressources de la nature et de la science pour nourrir une recherche portant sur une nouvelle façon de donner à voir et à percevoir.

Suggérant dans son titre un murmure, une parole chuchotée ou une sensation épidermique, l’exposition Comme un frisson assoupi invite à parcourir deux environnements, deux parcours singuliers, prenant comme point de rencontre la force de leur capacité à renouveler l’expérience d’une contemplation multiple faisant appel aux sens.

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Le sol sur lequel nous marchons n’est pas une matière simple et inerte, c’est un monde en soi, complexe et vivant. La terre est chargée de beaucoup de symboles : c’est notre planète tout d’abord, le sol dans lequel nous faisons pousser notre nourriture, une matière première de construction, la surface sur laquelle nous sommes ancrés et sur laquelle nous nous tenons debout, le territoire sur lequel ont vit. Le sol sur lequel nous marchons n’est pas une matière simple et inerte, c’est un monde en soi, complexe et vivant. Chaque ecosystème repose sur un sol différent, reflet de la roche mère sur lequel il repose et de l’accumulation de matière organique issue des êtres vivants dans l’écosystème, plantes, champignons, animaux, bactéries.
La partie sonore du projet a été réalisée en collaboration avec la bio-acousticienne Fanny Rybak, de NeuroPsi à la faculté d’Orsay et le Rillig group, de la Freie Universität de Berlin, spécialisés en écologie des plantes et des sols. La partie céramique a été réalisée en partie en collaboration avec la céramiste CharlottePoulsen.
Ecouter la terre est ainsi une série de sculptures en céramique noire, comme sortant de terre, car posées sur le sol, qui donnent à entendre (par un système invisible d’enceinte sans fil) ces sons enregistrés de différents échantillons de terre. Plus la terre est « riche » plus l’activité sonore est dense.
Ensemble, nous tentons de rendre compte des échanges invisibles que nous avons entant qu’être humain avec le monde du vivant. Une interaction constante mais parfois infime, dont il me paraît très important aujourd’hui de redécouvrir la richesse.

Le projet écouter la terre est soutenu par la Diagonale Paris-Saclay et la DRAC Centre-Val de Loire.

 

Open to dialogue with new fields of knowledge, the work of Karine Bonneval and Julie C. Fortier relies on the resources of nature and science to nourish a research into a new way of giving to see and perceive.
Suggesting in its title a murmur, a whispered word or an epidermal sensation, the exhibition Comme un frisson assoupi invites us to travel through two environments, two singular paths, taking as a meeting point the strength of their capacity to renew the experience of multiple contemplation appealing to the senses.

The ground on which we walk is not a simple and inert matter, it is a world in itself, complex and alive. The earth is full of many symbols: it is our planet first of all, the soil in which we grow our food, a raw material of construction, the surface on which we are anchored and on which we stand, the territory on which we live. The ground on which we walk is not a simple and inert matter, it is a world in itself, complex and alive. Each ecosystem rests on a different soil, reflecting the bedrock on which it rests and the accumulation of organic matter from living things in the ecosystem, plants, fungi, animals, bacteria.
The sound part of the project was realized in collaboration with the bio-acoustician Fanny Rybak, from NeuroPsi to the Faculty of Orsay and the Rillig group, from the Freie Universität Berlin, specialized in plant and soil ecology. The ceramic part was partly made in collaboration with the ceramist Charlotte Poulsen.
Listening to the earth is thus a series of sculptures in black ceramic, as if coming out of the earth, as they are placed on the ground, which give to hear (through an invisible wireless speaker system) these recorded sounds of different earth samples. The richer the earth, the denser the sound activity.
Together, we try to account for the invisible exchanges we have as human beings with the living world. A constant but sometimes infinitesimal interaction, the richness of which it seems very important to me today to rediscover.

The project « listen to the soil » is supported by the Diagonale Paris-Saclay and the DRAC Centre-Val de Loire.

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