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jardins mobiles

Jardins mobiles est un dispositif de projection simultanée de 2 films en hd, 7’23, musique Jean-Christophe Onno. Un premier film a été tourné en région Centre, à Aubigny sur Nère, l’autre à Javouhey, en Guyane. Ce projet a reçu l’aide de la DRAC Centre en 2012.

Les jardins sont notre passion de la terre. Un rêve de paradis qui fut celui de toutes les orangeries lorsque la mode versaillaise atteint les châteaux les plus riches. Les jardins sont le fruit du travail et surtout d’une passion et d’une fascination pour le vivant. Un cycle vie-mort qui se répète de saison en saison. Karine Bonneval lui rend hommage à travers la communauté Hmong, Laotiens venus des plateaux d’Asie du Sud-Est à la faveur d’une opération humanitaire menée par la France dans les années 70. Les Hmongs ont été accueillis dans la région Centre et en Guyane.

Les fruits et légumes ont été sélectionnés depuis des millénaires au bord des rivières et des forêts. Javouhey est un nom bourguignon. Celui d’une femme partie comme religieuse en Guyane aider les bagnards à retrouver pied dans la vie. Au bord de la majestueuse Mana, elle a planté son couvent et ses jardins en totale symbiose avec la forêt. Tout légume nait du l’eau et de la terre.

Aubigny-sur-Nère, en Sologne, est dans la même proximité eau-terre. Le travail s’y fait au rythme de la rivière. Le temps est nécessaire pour comprendre ce qu va venir à nous dans les cuisines.

Les vidéos côte-à-côte donnent à voir le caractère interchangeable de la nature, cassent l’idée du terroir qui s’avère être un mythe archaïque d’une terre pourvoyeuse aux besoins de l’homme. Ce qu’on appelle les « racines » sont de l’imaginaire pour nous relier à cette terre dont nous n’avons pas assez d’une vie pour comprendre ce qu’elle peut nous donner. Karine Bonneval aime l’idée que les hommes et les produits alimentaires circulent d’une aire culturelle à l’autre. Comment sont-ils accueillis ? Cultivés ? Quelles cuisines préparent-ils demain, désormais que le tropical s’acclimate au tempéré  ?
Une focale sur ces deux territoires d’une mondialisation en marche et que rien ne semble arrêter. »
Gilles Fumey, 2013, catalogue passe-moi le sel !

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