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Jardins synthétiques

Festival Jardins synthétiques, desseins de modes : protection et projection de soi.
Musée Saint-Raymond, Toulouse. Du 6 au 23 octobre, commissariat Anthoni Dominguez.
Exposition collective : Isabelle Barruol, Karine Bonneval, Emma Cottreel, Clara Denidet, Monique Deyres, Amandine Facquer et Javabe, Charles Fréger, Marie-Claire Laffaire et Claire Mahieu, Danaé Monseigny, Miadana Randriamorasata, Lou Roy

Élément clés de notre construction sociale, nos étoffes et accessoires participent à une identification de groupe ou marquent nos velléités d’indépendance. Conscients de ces enjeux, les représentations historiques présentes dans la collection du musée Saint-Raymond, confirment l’existence de codes très anciens. Plus tard, Balzac nous rappelait dans son ouvrage Traité de la vie élégante : « la toilette est l’expression de la société ». Elle traduit l’évolution de nos modes de pensées et de représentations, pour certains encore vrais aujourd’hui. Mais notre seconde peau est aussi et avant cela, un derme protecteur aux aléas de nos existences, un instrument de fabrication de l’intimité au delà du lien que nous entretenons avec une nature aussi généreuse que fatale, qu’en reste t’il ?

Pierric Blum

Tenue d’explorateur II, 2011
feutre technique, piquants d’oursin crayon, lunettes plastique, pied en bois et feutre
Cette cape est prévue pour être portée dans des espaces où les animaux sont mis en scène : dans une reconstitution de leur habitat naturel : à proximité d’aquariums, terrarium, zoos…Des lieux où il n’y a en réalité plus grand chose à explorer.
Conçue comme une parure rituelle, elle nous montre que la nature est un espace imaginaire, un fantasme culturel, qui garde encore aujourd’hui un potentiel de croyances et de craintes dont aucun système de référence ne peut s’abstraire complètement.

Jardins Mobiles, 2012
feuilles en tissu, cheveux synthétiques, coquillages, coton et tiges de métal
Ce personnage détourne les atours du wilder Mann, intermédiaire entre la nature supposée sauvage et la société humaine. Mais les feuilles et les cheveux sont artificiels…Dans le film Jardins Mobiles, il symbolise l’interaction complexe et l’adaptation des hommes et des plantes à de nouveaux environnements, il circule et fait le lien entre des espaces naturels vierges et des jardins cultivés

Tropiques domestiques, 2015
une production du centre d’art la Graineterie à Houilles
tricotin d’ortie laineux, plastique, laiton, gel hydrophile et plantes tropicales
Tropiques domestiques propose à tout urbain une solution minimaliste pour rester en contact avec la nature. Chacun peut ainsi, sans sortir de chez soi, respirer, toucher et voir de vraies plantes vivantes. Une vue ironique sur notre besoin de nature normée, domestiquée.

site de jardins synthétiques

Key elements of our social construction, our fabrics and accessories are part of a group identification or mark our desire for independence. Aware of these issues, the historical representations in the Saint-Raymond Museum collection confirm the existence of very old codes. Later, Balzac reminded us in his book Traité de la vie élégante : « la toilette est l’expression de la société ». It reflects the evolution of our modes of thought and representation, some of which are still true today. But our second skin is also and before that, a protective dermis to the hazards of our lives, an instrument of intimacy beyond the link that we maintain with a nature as generous as fatal, what remains of it?

Pierric Blum

Explorer’s Dress II, 2011
technical felt pen, sea urchin quills, plastic glasses, wooden foot and felt pen
This cape is intended to be worn in spaces where animals are staged: in a reconstitution of their natural habitat: near aquariums, terrariums, zoos… Places where there is really not much more to explore.
Conceived as a ritual ornament, it shows us that nature is an imaginary space, a cultural fantasy, which still retains today a potential of beliefs and fears from which no reference system can be completely abstracted.

Mobile Gardens, 2012
fabric leaves, synthetic hair, shells, cotton and metal rods
This character diverts the finery of the wilder Mann, intermediary between the supposed wild nature and human society. But leaves and hair are artificial… In the film Mobile Gardens, he symbolizes the complex interaction and adaptation of men and plants to new environments, he circulates and makes the link between virgin natural spaces and cultivated gardens.

Domestic tropics, 2015
a production of the Graineterie art center in Houilles
knitted nettle, plastic, brass, hydrophilic gel and tropical plants
Tropiques domestiques offers a minimalist solution to keep in touch with nature. Everyone can breathe, touch and see real living plants without leaving home. An ironic view of our need for normalized, domesticated nature.

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