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The Fact Finder, Berlin

Une première étape du projet écouter la terre : trois pièces sonores en céramique, dont les formes sont inspirées à la fois pas les écoutilles des bateaux et les vues au microscope de fungi.
La terre est chargée de beaucoup de symboles : c’est notre planète tout d’abord, le sol dans lequel nous faisons pousser notre nourriture, une matière première de construction, la surface sur laquelle nous sommes ancrés et sur laquelle nous nous tenons debout, le territoire sur lequel on vit.
Le sol sur lequel nous marchons n’est pas une matière simple et inerte, c’est un monde en soi, complexe et vivant. Chaque écosystème repose sur un sol différent, reflet de la roche mère sur lequel il repose et de l’accumulation de matière organique issue des êtres vivants dans l’écosystème, plantes, champignons, animaux, bactéries.
Les êtres vivants produisent des sons pour communiquer, mais aussi comme des manifestations indirectes de leurs activités : il est alors possible de percevoir la présence des êtres vivants dans un environnement, en enregistrant ces activités acoustiques.
L’objectif du projet est de donner à entendre dans leur complexité des sons issus de l’activité de différentes terres, dans une installation de sculptures. Ce projet repose de manière fondamentale sur la rencontre entre des regards, des pratiques et des méthodes artistiques et scientifiques. Ensemble, nous tentons de rendre compte des échanges invisibles que nous avons en tant qu’être humain avec le monde du vivant. Une interaction constante mais parfois infime, dont il est très important aujourd’hui de redécouvrir la richesse.

Un travail en collaboration avec Fanny Rybak, bio-acousticienne à NeuroPsi – Equipe Communications acoustiques, Orsay et le Rillig Lab, Ökologie der Pflanzen, Freïe Universität Berlin.
Ce projet a reçu l’aide de la Diagonale Paris-Saclay et de la DRAC Centre-Val de Loire

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