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RRR : Rhizotron-roots-rock

Acclimatation
RRR : Rhizotron-roots-rock

Des rhizotrons sonorisés
Ecouter avec les racines des plantes : quelle musique vont choisir les racines ? Dans quelle directions vont elles pousser ?

Il s’agit dans cette pièce inspirée par des travaux récents de M. Gagliano qui montrent que les racines sont sensibles aux sons, de tenter un dialogue avec des systèmes racinaires de différentes plantes.
J’ai pour commencer construit un récipient de croissance tripartite, inspiré des récipients utilisés en laboratoire pour observer la croissance des racines, les rhizotrons.
Via trois tubes remplis de gel hydrophile, je propose trois musiques différentes dans la chambre de croissance, pour voir si celles-ci peuvent attirer ou repousser les racines : une offre pour peut-être les faire bouger. Le spectateur perçoit ce «mouvement » par la direction de leur croissance, attirée ou repoussée par certaines mélodies ou fréquences. C’est une pièce vivante en évolution constante, où le public s’assoit, écoute la musique proposée aux plantes, dans le même temps
que les plantes, et peut voir si les différents systèmes racinaires sont affectés par la musique dans leur forme: l’un des échantillons est une «Musique pour les plantes» typique de ce que l’on peut trouver sur internet, censée favoriser la pousse des plantes, l’autre est une chanson traditionnelle taiwanaise adressée aux plantes, la dernière est du groupe Pest Modern, Insect, plutôt punk-rock.
Après avoir laissé le système évoluer depuis mars 2019, on peut supposer que la chanson taiwanaise est celle qui a le plus de succès, et que la chanson rock semble provoquer un mouvement d’évitement.
Avec l’équipe de Cornell j'ai développé une pièce pour haricots avec des sons naturels donnés par le Laboratoire d'ornithologie, à base de basses fréquences. Selon Stefano Mancuso, les basses fréquences sont bénéfiques aux plantes. Ici son de vague, écosystème sous marin, cri d'un hibou, bruit d'une chenille mangeant une feuille, son d'une larve prédatrice de racines. Pour cette pièce, c'est le son du hibou qui a été "préféré".

Première version présentée à Gr_und, Berlin, exposition dé-jardiner. Puis à ma Maison des Arts Rosa Bonheur de Chevilly Larue, puis au département art de Cornell, puis à Arteppes, Annecy

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© Karine Bonneval